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Crise sanitaire, comment éviter le Burnout

En ces temps compliqués de crise sanitaire, de confinement et de télétravail, le stress se fait ressentir de plus en plus intense. Malgré le fait que nous soyons aujourd’hui en partie déconfiné, nos libertés restent restreintes. Nos journées, dédiées en général exclusivement au travail paraissent plus longue et la vie professionnelle empiète souvent sur la vie personnelle.

Alors comment faire pour gérer ce stress et prévenir le burnout ?

Tout d’abord qu’est-ce que le Burn out ?

Le burnout est l’appellation Anglaise signifiant l’épuisement professionnel, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il se caractérise par « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ». C’est en 1969 que le terme Burnout a été utilisé pour la première fois. Ce terme qui signifie « cramé » veut imager le fait d’être consumé de l’intérieur. Il a été créé à la base par des soignants pour des soignants pour parler de collègues surmenés et devenus cyniques vis-à-vis de leurs patients. Depuis Il a fait l’objet de nombreuses définitions.


Comment s’installe-t-il ?

Chrisina Maslash, psychologue américaine dit qu’il s’agit d’un processus de dégradation du rapport subjectif au travail qui se manifeste au travers de 3 dimensions.


Un syndrome tridimensionnel :

  • Épuisement émotionnel (vide, manque total d’énergie, extrême fatigue)

  • Dépersonnalisation ou le cynisme (insensibilité au monde environnant, déshumanisation de la relation à l’autre / dimension interpersonnelle)

  • Dégradation du sentiment d’accomplissement personnel (frustration, démotivation, dépréciation, inutilité / dimension auto-évaluative)

Il n’existe cependant pas de batterie de critères unanimement reconnue mais il est possible de mesurer séparément les trois dimensions.



Identifier les symptômes ?


Émanant du stress les symptômes sont extrêmement nombreux et extrêmement variables. Il n’est pas toujours facile de séparer clairement les symptômes et les conséquences car l’évolution est progressive.


En premier lieu nous avons l’apparition des premiers signes, discrets :



  • Troubles cognitifs (attention, concentration, mémoire, manque de mots, lapsus)

  • Diminution de l’efficience et auto accélération, augmentation de l’implication, « présentéisme »

  • Fatigabilité

  • Déni du surmenage et de la surcharge de travail

Dans un second temps on retrouve les symptômes visibles, physiques et psycho-comportementaux :

  • Troubles du sommeil

  • Fatigue qui résiste au repos

  • Irritabilité, accès de colère, sensibilité accrue aux frustrations

  • Labilité émotionnelle importante (rires, larmes)

  • Perte de plaisir au travail (+ efforts = -satisfactions)

  • Céphalées, douleurs généralisées, tensions musculaires

  • Troubles du comportements alimentaires (yoyo pondéral)

  • Troubles digestifs (transit, nausées, …)

  • Infections virales (ORL) à répétitions…

  • Avec souvent des recours à des addictifs (pour tenir)

Et enfin on retrouve la phase d’état : le trépied caractéristique :

  • Assèchement affectif et émotionnel (« plus rien ne me touche »)

  • Deshumanisation de la relation, cynisme (attente « jubilatoire » » de la catastrophe)

  • Démotivation, vécu d’échec, d’impuissance, d’inutilité

  • Vécu de perte de maîtrise sur son travail, de vieillissement, d’obsolescence (« dépassé », ne se reconnaît plus dans l’évolution du travail, du métier)

  • Vécu d’usure, de répétition « sans fin »

  • Prises de risques, négligences, perte de rigueur

  • Rigidité face aux modifications de l’organisation du travail : méfiance, « résistance aux changements »

  • Repli sur soi, fuite des lieux de convivialité, vécu de solitude

À lire aussi : Identifier le stress et le canaliser


Mais qui est à risque ?


Selon les experts, personne n’est à l’abri de l’épuisement professionnel : Hommes et femmes en sont touchés en proportions presque égales, aucune catégorie d’âge n’a été définie comme étant plus à risque.

Il est pourtant à noter, que les personnes dont le travail est l’unique centre d’intérêt, sont un peu plus à risque.

Ce n’est pas une faiblesse, c’est l’organisme qui est déréglé. Lorsque les hormones du stress remontent au cerveau, elles modifient la manière dont on détecte la prochaine situation. Plus on est stressé, plus on génère de réponses de stress => On tombe alors dans un cercle vicieux qui peut mener à l’épuisement professionnel.


Alors comment mettre en place des actions préventives ?


Quelques pistes non exhaustives :

Développez vos compétences, valorisez vos réussites pour développer votre « estime de soi », entretenir le positif.


Renforcez votre soutien social, car celui-ci est modérateur de stress et dépend de la présence de trois caractéristiques :

  • Avoir une relation intime et empathique avec quelqu’un

  • Pouvoir recevoir une aide matérielle si nécessaire

  • Accepter de recevoir des informations et des conseils

  • Participer à des groupes d’échanges de pratique, à des ateliers, entretenir le contact avec vos collègues…

Être moins perfectionniste et accepter d’être une personne « imparfaite » : pour vous aider à accepter le fait que vous ne pouvez pas toujours tout réussir, pour diminuer la charge mentale et donc diminuer le stress.


Soyez témoin et à l’écoute de vos émotions et de votre corps : si vous sentez que votre corps est épuisé il faut savoir vous donner des temps de repos ou de bien-être. Pour cela vous allez ressentir vos émotions, les accepter sans lutter, essayer de comprendre ce qui se joue et ce qu’elles essaient de vous dire et définir l’action à poser et à accomplir.


Développer des centres d’intérêt ou des loisirs extra professionnels. La pratique de certaines médecines douces peuvent-être également très utiles, comme la pratique de la méditation par exemple qui vous aidera à diminuer le stress, à chasser les pensées parasites et à détendre le corps (lire la méditation et ses bienfaits).


En conclusion je préviens le burnout grâce à 6 règles :

  • Je suis conscient de mes compétences professionnelles et de ma capacité à réaliser les tâches que l’on me donne

  • Je renforce mon soutien social

  • Je suis à l’écoute de mes émotions et de mon corps

  • Je pratique une activité qui me permet de m’évader

  • Et J’accepte le fait d’être un être imparfait !!

A vous de trouver votre chemin vers cette nouvelle conscience :)




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